Réflexions cliniques.

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Des articles nourris par ma pratique de psychologue clinicienne : sur les relations, ce qui fait souffrance, ce qui interroge, ce qui fait tenir. Peut-être y trouverez-vous un écho.

Les personnages sont fictifs. Leurs situations s'inspirent de cas réels, dont les détails ont été modifiés.

Le TDAH chez l’adulte est souvent diagnostiqué tardivement. Dans cet article, je propose d’explorer ce qui se joue dans l’après-coup du diagnostic, à travers des effets psychiques qui émergent et remanient progressivement le rapport à soi.

Il y a des séances où rien ne se dit directement. Où la conversation tourne autour de quelque chose sans jamais le nommer. Les saisons, un sac, des textes écrits la nuit : autant de détours par lesquels quelque chose cherche à se frayer un passage, sans y parvenir complètement.

S’endormir toujours du même côté du lit. Poser ses clés au même endroit. Rentrer par le même chemin. Ces gestes peuvent sembler anodins. Ils ne le sont pas toujours. Ils organisent le quotidien, régulent les émotions et, parfois, quand tout vacille, permettent de tenir. Parce qu’ils sont là.

Perdre un proche, ce n'est pas seulement perdre une personne. C'est perdre un ensemble de repères, de rôles, de liens, parfois une part de soi-même. C'est un bouleversement profond qui touche l'identité, le quotidien, le rapport au monde.

Sophie est infirmière depuis quinze ans. Elle venait consulter pour du stress, disait-elle. Elle ne dormait plus vraiment. Chaque soir, les visages revenaient. Monsieur B., 74 ans, qui avait attendu qu'elle soit là pour fermer les yeux. L'enfant de la semaine dernière, dont elle ne voulait pas se souvenir, mais dont elle se souvenait quand même. Elle se demandait si elle en avait fait assez. Son corps parlait à sa place : nuque tendue, mâchoire serrée, une fatigue qui ne se dissipait jamais. Elle minimisait. Ce n'est rien comparé à ce que vivent mes patients. C'est souvent comme ça que ça commence.

De l’extérieur, elle est en poste. Une professionnelle en CDI, sérieuse, investie. Rien ne laisse apparaître ce que chaque journée mobilise. Ce qui ne se voit pas, c’est l’ajustement continu : décoder les regards, interpréter les échanges, composer avec le bruit, masquer la fatigue… Le soir, elle rentre épuisée, non pas du travail lui-même, mais de tout ce qu’il a fallu mobiliser pour que cela puisse tenir.

Dans notre culture, l'idée qu'il faudrait tout dire est très présente. Que la transparence serait toujours souhaitable. "Il faut communiquer." "Il faut s'exprimer." Et pourtant, combien de fois avons-nous hésité à parler ? Combien de fois avons-nous gardé pour nous une pensée, une émotion ? Faut-il toujours tout dire ? Peut-on toujours tout dire ? Dans la réalité des vies, beaucoup de choses restent non dites. Par choix. Par protection. Par nécessité. Ou parce que le silence s'impose. Tous les non-dits ne se valent pas : certains protègent, d'autres détruisent. Comment s'y retrouver ?

Claire consulte pour un sentiment diffus de mal-être. Elle parle d'anxiété, de fatigue, de difficultés relationnelles. Dès les premiers entretiens, une question revient, formulée parfois explicitement, parfois à peine effleurée. Est-ce que je compte vraiment pour eux ? Son compagnon, sa famille, ses amis, ses collègues, tous ceux qui importent pour elle.

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Si vous ressentez le besoin d'un accompagnement psychologique, je vous accueille au cabinet à Angers.
Vous pouvez prendre rendez-vous en ligne sur Doctolib,
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